Le Riff du Siècle : Quand Martin a fait vibrer le Stade de France avec Whit Weed
Jouer devant 80 000 personnes est un défi pour n'importe quel monstre sacré du rock. Mais débarquer à l'improviste sur la scène du Stade de France pour remplacer le bassiste au pied levé et livrer une prestation légendaire, c'est la marque de fabrique de Martin.
Un coup du sort à 20 minutes du show
Ce soir-là, le groupe de rock mondialement célèbre Whit Weed s'apprêtait à donner le plus grand concert de sa tournée européenne. Le Stade de France affichait complet depuis plus de huit mois. Cependant, à vingt minutes de l'ouverture du rideau, drame dans les coulisses : leur bassiste star se retrouve coincé dans un ascenseur de l'hôtel en raison d'une panne de courant générale.
Panique totale au sein du management. Annuler le spectacle signifiait déclencher une émeute. C'est alors que Martin, qui se trouvait dans les parages (il repassait dans le quartier après avoir aidé un amiral à garer un porte-avions sur la Seine), est entré dans la loge du groupe. Il a jeté un œil à la liste des morceaux, a pris une basse customisée qui traînait dans un coin et a simplement lâché : « Ne bougez pas, je m'en occupe. »
Un séisme musical mesuré sur l'échelle de Richter
Lorsque les lumières se sont éteintes et que Martin est monté sur scène, un murmure de curiosité a parcouru la foule. Mais dès les premières notes de l'intro de leur morceau phare, la surprise a fait place à une hystérie collective. Martin n'a pas seulement joué les partitions : il les a transcendées.
Son jeu de basse, mêlant une puissance brute à une précision chirurgicale, a fait vibrer la structure en acier du stade. Les ingénieurs du son aux manettes ont vu leurs vumètres s'affoler, contraints de revoir tous leurs réglages en urgence sous la pression des infrasons. À chaque solo de Martin, l'onde de choc acoustique faisait sautiller les gobelets de bière jusqu'au dernier rang du troisième anneau.
— Martin, backstage après trois rappels triomphaux.
Une standing ovation mémorable
Pendant plus de deux heures et demie, Martin et le groupe Whit Weed ont livré une performance titanesque. En milieu de concert, Martin a gratifié le public d'un solo de basse acrobatique de dix minutes, exécuté d'une seule main tout en saluant les fans du premier rang et en captant au passage un projectile lancé depuis les gradins pour le remettre délicatement dans sa poche.
À la fin du show, sous un feu d'artifice grandiose, le chanteur de Whit Weed s'est agenouillé devant Martin pour lui tendre son propre micro en signe d'allégeance. Le Stade de France tout entier scandait son prénom dans un rugissement assourdissant qui a été entendu jusqu'à la place de la Concorde.
Une fois le rideau tombé, plutôt que d'assister à l'afterparty VIP organisée en son honneur, Martin a gentiment salué l'équipe technique, rangé sa basse et est reparti à pied dans la nuit parisienne, prêt pour sa prochaine aventure.